22 juin 2026

Gaz fossile vs biogaz : lequel coûte vraiment plus cher ?

Le biométhane est-il moins rentable que le gaz naturel ? On répond à vos questions

Flèche
prix biogaz vs gaz naturel

On entend souvent dire que le biométhane est trop cher à produire et qu’il n’est pas rentable pour les acteurs économiques. Mais cette affirmation est-elle vraiment exacte ? Analysons le marché énergétique actuel. 

Le gaz naturel, une énergie au prix instable  

Le gaz naturel fossile reste l’énergie de référence pour des millions de foyers et d’entreprises en France. Cependant, son prix est très volatil.   

La forte dépendance de l’Europe aux importations de gaz pèse lourdement sur les budgets. Lors de crises géopolitiques, comme la guerre en Ukraine qui a débuté en février 2022, le prix de référence européen est passé de 47 €/MWh en moyenne sur 2021 à 132 €/MWh en 2022, avec un pic à 311 €/MWh en août. (Source) 

Depuis, les prix ne sont jamais vraiment redescendus. En février 2026, le prix du mégawattheure de gaz s’établit à 99,82 € pour un foyer chauffé au gaz, contre environ 51,30 € au début de l’année 2021, soit une hausse de 95 %. Il semble bien que la crise énergétique soit devenue un état permanent en France. (Source) 

La situation de mai 2026 illustre parfaitement la fragilité du marché énergétique actuel. Le 1er mai 2026, le prix du gaz naturel a encore augmenté de 15,4 % en moyenne, atteignant 160,54 €/MWh en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient (Source) 

Le biogaz est-il vraiment plus cher ?  

Le biométhane est un gaz produit par la méthanisation de déchets organiques, un processus naturel de dégradation de la matière par des bactéries dites anaérobies. Aujourd’hui, son coût de production reste supérieur à celui du gaz fossile, avec un prix moyen de 102 €/MWh contre 32 €/MWh pour le gaz naturel. (Source) 

Cependant, ce coût n’est pas entièrement répercuté sur le consommateur. L’État finance une grande partie de cet écart via des contrats dits d’Obligation d’Achat. Ce dispositif garantit aux producteurs de biométhane un tarif suffisant pour rentabiliser leurs installations en compensant la différence avec le prix du marché. 

Ces contrats d’Obligation d’Achat reflètent d’ailleurs la trajectoire positive de la filière. L’arrêté du 2020 a introduit une première baisse des tarifs allant de 86 et 122 €/MWh, selon la taille de l’installation. Puis l’arrêté du 2023 a marqué une deuxième baisse significative, ramenant les tarifs des nouveaux contrats à entre 24 et 32 €/MWh. 

Les anciens contrats, signés quand la technologie était moins mature, affichaient des tarifs bien plus élevés. Comme ces contrats courent sur 15 à 20 ans, ils tirent encore la moyenne globale vers le haut. C’est ce qui explique que le tarif d’achat global du biogaz s’établissait encore à 102 €/MWh en juillet 2024 ; non pas parce que le biogaz coûte toujours aussi cher à produire, mais parce que ces anciens engagements pèsent encore dans les chiffres.  

À l’avenir, les tarifs continueront à évoluer vers la baisse grâce à la maturation de la filière. Le scénario médian projette une stabilisation autour de 20 à 30 €/MWh à l’horizon 2030, atteignant la parité avec le gaz naturel hors période de crise (Source) 

Le biométhane, une énergie produite localement 

Contrairement au gaz fossile qui s’extrait des sous-sols étrangers, les matières premières du biogaz sont disponibles sur l’ensemble de notre territoire. 

Le potentiel théorique de ressources primaires pour la méthanisation, comprenant matières d’origine agricole, de biodéchets et de résidus d’algues, a été évalué à 140 TWh de production d’énergie primaire en biogaz(Source) 

La France figure parmi les pays qui possèdent les ressources méthanisables les plus importantes en Europe.  Les ambitions nationales sont à la hauteur de ce potentiel. En 2024, la France produit 12 TWh de biométhane injecté. Les objectifs de la planification énergétique nationale sont de 44 TWh en 2030 et 150 TWh en 2050, soit l’équivalent de la consommation gazière actuelle du pays. (Source) 

La matière première existe, elle est locale, renouvelable, et ne dépend d’aucune décision d’un gouvernement étranger.

Les bénéfices environnementaux qui pèsent dans la balance 

Le contenu carbone du biométhane est environ 10 fois inférieur à celui du gaz naturel fossile.  Source 

Selon l’ADEME, 1 kWh de biométhane injecté dans le réseau de gaz permet d’éviter l’émission de 200 g d’équivalent CO2Source 

Le biogaz est encore globalement plus cher aujourd’hui, mais cet écart se réduit chaque année. Et surtout, la comparaison uniquement des prix ignore le coût caché du gaz fossile : la dépendance, la volatilité et l’impact climatique. 

Produire son propre biogaz pour s’affranchir du marché 

Obtenir un biogaz à prix compétitif est possible. La clé ? Produire son propre biométhane en valorisant ses biodéchets localement 

La BioCapsule® d’Arkeale permet précisément cela. Cette unité de micro-méthanisation, l’une des plus compactes du marché avec une emprise au sol de seulement 60 m², est conçue pour s’installer en milieu urbain, directement à côté du bâtiment qu’elle approvisionne en énergie. L’unité est capable de valoriser entre 200 et 800 tonnes de biodéchets par an pour générer jusqu’à 500 MWh par an d’énergie, consommable sous forme de gaz, de chaleur ou d’électricité. 

La BioCapsule® assure un retour sur investissement rapide, d’environ 6 ans, en permettant à ses clients de générer des économies sur leur facture énergétique et sur leur facture de collecte et de traitement des biodéchets. Concrètement, notre premier client a déjà atteint 40 % d’autonomie énergétique pour son activité.

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